![]() |
| Le Canal du Centre à Strépy-Thieu ? |
"Il me semble que si le monde devait élire sa capitale, l'isthme de Panamá serait désigné pour cet Auguste destin." Voilà ce qu'aurait prononcé Simón Bolívar dans les années 1820. C'était surement une remarque pertinente à l'époque où la ville comptait 10.000 habitants, mais à présent il faut avouer que la surpopulation (un tier des Panaméens y vivent) pèse fortement sur les beautés de la Ciudad. Ceci a notamment pour conséquence une forte spéculation immobilière (des tours étirées en hauteur au détriment de la réhabilitation de certains quartiers du centre) et un urbanisme anarchique. Les hauts buildings sont si rapprochées par endroit qu'on pourrait se passer le sel d'un balcon à un autre...
Cette semaine au Panamá fut consacrée à la visite des différents quartiers sécurisés (par l'armée dans le cas de Casco Viejo) de la capitale, à la découverte du fameux canal de Panamá (et plus précisément des écluses de Miraflores) et d'un village niché dans le cratère d'un volcan endormi, El Valle de Antón. Le tout sous une pluie présente et parfois abondante. Une façon de rester en contact avec la Belgique en cette période de fortes intempéries !
Panamá City n'a rien envié aux villes américaines, elle a tout d'une citée américaine : les buildings, les Malls, les 4x4 à boîtes automatiques, le baseball, les énormes embouteillages ... et le dollar. En effet, bien qu'on parle de Balboa (en l'honneur du conquistador et non pas du boxeur !), c'est bien le billet vert qui se trouve dans le portefeuille.
C'est assez surprenant de toucher des sentiments si contradictoires envers les States. En effet, il subsiste une animosité envers les Etats-Unis qui trouve ses origines dans l'opération Just Cause de 1989, la main-mise des gringos sur le Canal (jusqu'à l'an 2000) et la présence de troupes armées sur le territoire. Ce malaise trouve son opposé dans la gratitude issue de la libération du pays de la dictature du Général Manuel Noriega et par l'adoption du style de vie américain.
Puisque j'évoque le Canal, saviez-vous qu'initialement c'étaient les Français qui en commença sa construction sous la direction de Ferdinand de Lesseps. Une des causes de l'échec de l'entreprise, au-delà des problèmes de corruption et de détournements financiers, est assez cocasse. Les pieds des lits d'hôpitaux [réservés aux travailleurs du Canal] étaient placés dans des gamelles remplies d'eau afin d'empêcher les insectes rampants d'y avoir accès. Malheureusement, les médecins ne réalisaient alors pas que c'était dans ces pots mêmes que naîtraient les moustiques transmetteurs du paludisme. (dixit le guide Ulysse)
J'ai entrecoupé mon séjour dans le tumulte de la ville par une escapade à El Valle de Antón, petit village situé à 2 heures 30 de la capitale. Pour ceux qui suivent attentivement nos aventures, on peut rapprocher El Valle de Samaipata. Tout comme son "homologue" bolivien, elle accueille les gens les plus fortunés de la capitale les fins de semaine. On y trouve beaucoup d'étrangers qui ont ouvert un hôtel ou un restaurant.
Ayant la particularité d'être au milieu du cratère d'un volcan éteint, le Pueblo suprend d'autant plus les géologues qu'il est bati sur les sédiments d'un ancien lac. J'ai pu découvrir ces théories dans LE petit musée du village ... qu'on m'a spécialement ouvert à ma demande ... et refermé aussitôt ma visite terminée. Apparemment, il n'y a pas une forte culture du musée dans ce pays ;) Il faut dire qu'on peut se poser des questions sur la pertinence de certaines pièces : un exemple étant la réplique miniature de la Coupe du Monde de football en corde et feuilles de palmiers. Je vous en laisse seuls juges.
N'oublions pas la fierté locale : l'Atelopus zeteki, mieux connue sous l'appelation de grenouille dorée. De couleur jaune orange, elle connait bien des soucis quant à sa survie. La chytridiomycose la menace, ce champignon couvre le corps des pauvres bêtes de taches foncées dont l'aboutissement est la mort par étouffement. En parlant d'animaux, notons que j'ai partagé mes nuits avec un petit gecko qui circulait sur les murs de ma chambre dès la nuit tombée. Au moins, ça m'a fait de la compagnie :)
Ca avait donc tout d'un havre de paix ... si la saison des pluies n'y battait pas son plein et si les moustiques n'étaient pas omniprésents.
L'occasion m'a été donnée de regarder sur la télévision locale la rencontre de football Panamá - Honduras, soldée sur le score de 2-0. Outre la qualité douteuse du spectable, j'ai pu constater que tout ce qui m'a été raconté est vrai : très régulièrement un quart de l'écran est occulté par des publicités et le commentateur s'interrompt pour énoncer un slogan publicitaire en pleine phase de jeu. C'est assez stupéfiant et laisse des perspectives économiques encourageantes à notre télévision belge francophone !
Demain, c'est avec une joie non dissimulée que je m'en vais rejoindre Nico pour deux semaines d'aventure au Costa Rica, et avec une certaine impatience de découvrir le programme qu'il nous a concocté.
Trois remarques pour terminer. Suite aux pertinentes suggestions d'un lecteur assidu, un petit sondage sur l'avenir politique de notre petit pays a été ajouté à ce blog. Nous vous invitons à y participer.
Petit explication quant au titre de ce post, le Panama (ou montuno) est également un célèbre type de chapeau qui trouve son origine ... en Equateur !
Les préparatifs pour les fêtes de fin d'année battent leurs pleins. C'est assez pertubant de voir des Pères Noel, des sapins décorés, des patinoires, etc. alors qu'il fait 30 degrés à l'extérieur.
PS : Aujourd'hui, c'est la Saint-V !
Les préparatifs pour les fêtes de fin d'année battent leurs pleins. C'est assez pertubant de voir des Pères Noel, des sapins décorés, des patinoires, etc. alors qu'il fait 30 degrés à l'extérieur.
PS : Aujourd'hui, c'est la Saint-V !
Stéphane

Désolé Steph., mon message précédent a été placé sur Sucre. Encore bravo pour ton site, c'est formidable. La St V a été arrosée de l'intérieur mais pas de l'extérieur. Des Gek Ô çà je connais aussi à Ha Noi tu sais Fieu; c'est très frétillant mais inoffensif, mais d'habitude la nuit (sans soleil) ils restent couchés. Alors bonne route à toi et Nico (çà va être sa fête). Pat.
RépondreSupprimerHello,
RépondreSupprimerMais qu'y a-t-il d'autres au Costa Rica que des filles, des plages, des filles, du soleil et des filles ???
Le sera-t-on un jour :-)
Bonne route et continuez à nous faire rêver.
Et n'oublie pas d'envoyer un cadeau pour Mat(h?)isse.
BIZ'
LÔ
Pat worte encore une fois. Merci ces nombreuses photos; que de souvenirs à nous raconter. Et surtout des photos de la mine. Bonne route à tous les quatre. Et à bientôt. Big Biz Pat.
RépondreSupprimer