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| "Quand t'es le désert ..." |
En ce jour d'épiphanie [NDLR: cet article devait être initialement publié le 6 janvier], de galette des Rois –à la lecture de l'actualité belge, ça semble être jour de fête pour notre bon Albert– nous consacrons quelques instants à notre blog. Que de temps et de kilomètres parcourus depuis le dernier message. Vous avez renouvelé le calendrier punaisé au mur –Bonne année, bonne santé et tout le tralala qui va avec !– et nous sommes désormais à 1.200 kilomètres au sud d'Iquique, à La Serena.
Comme écrit précédemment, nous avons fêté le réveillon de Noël dans un petit appartement ayant un balcon avec vue –sans se pencher !– sur l'océan Pacifique. Notre journée s'est partagée entre plage et courses pour le repas dans les magasins archi-bondés et sous une chaleur accablante. Notre dîner se résuma à des zakouskis, un poulet rôti (on est au Chili... ou plutôt, on n'est pas très bons pour innover en cuisine) accompagné ses croquettes, champignons et haricots, et une glace Viennetta pour le dessert !
Ne soyez pas surpris si, dans les pays hispaniques, on vous dit Felices Pascuas ou si on vous propose des gâteaux de Pascua en période de Noël. Il ne s'agit pas de vous souhaiter une joyeuse Pâques ou de fêter un ancien ministre de l’intérieur français. En espagnol, Pascua ne désigne pas seulement Pâques mais aussi d'autres fêtes ... comme Noël !
Une fois le petit jésus présent dans la crèche, nous prîmes la direction d'Antofagasta. Ville-étape qui nous permit de préparer notre périple pour San Pedro de Atacama. En effet, nous désirions emprunter une voie alternative pour rejoindre ce village-oasis au cœur du désert d'Atacama, niché à 2.440 mètres d'altitude, au pied du volcan Licancabur. Première chose à faire, louer un petit 4x4 afin de pouvoir profiter sans crainte –ou du moins la minimiser– des pistes traversant le désert de sel et nous menant aux différentes lagunes. Exceptés quelques contorsions de la carte de crédit pour faire accepter le coût ET la garantie de location (on est passé pour des pieds nickelés auprès du loueur), ce premier point s'est bien déroulé. Sans GPS, c'est muni d'une carte d'état major (sans aucune équivalence avec les cartes IGN françaises) et d'un bidon d'essence que nous prîmes la route. Pourquoi autant de précautions ? On a eu le malheur de nous arrêter au centre d'informations touristiques d'Antofagasta qui nous a déconseillé de prendre la route secondaire. Le principal argument étant que les touristes pouvaient s'y perdre. C'est un peu déboussolés que nous sommes sortis de l'office mais la consultation de différents forums Internet nous convainquît du fondement de notre expédition.
Les faits nous donnèrent raisons puisque cette route secondaire, certes un peu longue, était totalement praticable et grandiose surtout durant la traversée du Salar. Il faut dire que ce chemin est utilisé par les camions joignant les différentes mines des environs. Sans surprise, nous avons croisé régulièrement ces travailleurs et à aucun moment nous nous sommes sentis isolés.
C'est donc dans le petit village de San Pedro de Atacama que nous avons célébré le passage à l'année nouvelle, aux côtés de français, américains et australiens ... sans oublier la famille gérant le petit hostal qui nous a accueillis. Ce fut l'occasion pour nous d'apprécier une tradition locale qui consiste à brûler, aux douze coups de minuit, un bonhomme (non pas de neige), appelé mono, déguisé de vieux habits. En quelque sorte, une métaphore de l'expression « faire table rase du passé » et augurer des meilleurs présages pour les 365 jours à venir. On peut voir fleurir ces épouvantails, certains faisant référence à des évènements de l'année écoulée, aux devantures des maisons dès la fin de la journée. Une fois la bête partie en fumée, c'est avec un verre de mousseux à la main et 12 raisins verts proposés par nos hôtes que nous accueillons le nouvel an.
Pas question d'abuser trop longtemps des réjouissances puisque le lendemain était synonyme de grosse journée pour nous. Au programme visite des lagunes Cejar, Piedra, Tebenquiche de la Reserva Nacional Los Flamencos et de terminer l'escapade par la valle de la luna. Nous avons donc certainement battu le record de nos parents en allant nous coucher à minuit et demi :)
Ne soyez pas surpris si, dans les pays hispaniques, on vous dit Felices Pascuas ou si on vous propose des gâteaux de Pascua en période de Noël. Il ne s'agit pas de vous souhaiter une joyeuse Pâques ou de fêter un ancien ministre de l’intérieur français. En espagnol, Pascua ne désigne pas seulement Pâques mais aussi d'autres fêtes ... comme Noël !
Une fois le petit jésus présent dans la crèche, nous prîmes la direction d'Antofagasta. Ville-étape qui nous permit de préparer notre périple pour San Pedro de Atacama. En effet, nous désirions emprunter une voie alternative pour rejoindre ce village-oasis au cœur du désert d'Atacama, niché à 2.440 mètres d'altitude, au pied du volcan Licancabur. Première chose à faire, louer un petit 4x4 afin de pouvoir profiter sans crainte –ou du moins la minimiser– des pistes traversant le désert de sel et nous menant aux différentes lagunes. Exceptés quelques contorsions de la carte de crédit pour faire accepter le coût ET la garantie de location (on est passé pour des pieds nickelés auprès du loueur), ce premier point s'est bien déroulé. Sans GPS, c'est muni d'une carte d'état major (sans aucune équivalence avec les cartes IGN françaises) et d'un bidon d'essence que nous prîmes la route. Pourquoi autant de précautions ? On a eu le malheur de nous arrêter au centre d'informations touristiques d'Antofagasta qui nous a déconseillé de prendre la route secondaire. Le principal argument étant que les touristes pouvaient s'y perdre. C'est un peu déboussolés que nous sommes sortis de l'office mais la consultation de différents forums Internet nous convainquît du fondement de notre expédition.
Les faits nous donnèrent raisons puisque cette route secondaire, certes un peu longue, était totalement praticable et grandiose surtout durant la traversée du Salar. Il faut dire que ce chemin est utilisé par les camions joignant les différentes mines des environs. Sans surprise, nous avons croisé régulièrement ces travailleurs et à aucun moment nous nous sommes sentis isolés.
C'est donc dans le petit village de San Pedro de Atacama que nous avons célébré le passage à l'année nouvelle, aux côtés de français, américains et australiens ... sans oublier la famille gérant le petit hostal qui nous a accueillis. Ce fut l'occasion pour nous d'apprécier une tradition locale qui consiste à brûler, aux douze coups de minuit, un bonhomme (non pas de neige), appelé mono, déguisé de vieux habits. En quelque sorte, une métaphore de l'expression « faire table rase du passé » et augurer des meilleurs présages pour les 365 jours à venir. On peut voir fleurir ces épouvantails, certains faisant référence à des évènements de l'année écoulée, aux devantures des maisons dès la fin de la journée. Une fois la bête partie en fumée, c'est avec un verre de mousseux à la main et 12 raisins verts proposés par nos hôtes que nous accueillons le nouvel an.
Pas question d'abuser trop longtemps des réjouissances puisque le lendemain était synonyme de grosse journée pour nous. Au programme visite des lagunes Cejar, Piedra, Tebenquiche de la Reserva Nacional Los Flamencos et de terminer l'escapade par la valle de la luna. Nous avons donc certainement battu le record de nos parents en allant nous coucher à minuit et demi :)
Nous avons commencé la journée par la lagune Chaxa. Située au cœur du salar, on y a pu admirer différents espèces de flamants roses dans un silence déroutant. Nous avons eu la chance (ou plutôt le courage) d'arriver les premiers et d'en voir beaucoup. Ensuite, nous nous sommes rendus aux lagunes Tebenquiche, Cejar et Piedra. C'est là que notre 4x4 s'est révélé bien utile : de la piste, de la piste, beaucoup de sable et de cailloux, et encore de la piste. De la lagune Tebenquiche, nous n'avons pas vu grand-chose car on ne pouvait pas trop s'en approcher (étant donné qu'elle était gratuite, on aurait dû s'en douter). Toutefois, nous avons pu voir les ojos del salar, deux profonds yeux d'eau douce parfaitement circulaires. Les lagunas Cejar et Piedra étaient d'un bleu intense. La laguna Cejar s'admire seulement, alors que l'on peut se baigner dans la Piedra. N'ayant pas notre maillot de bain, nous n'avons pu tenter l'expérience qui aurait pu se révéler être particulière : dans cette lagune, on y flotte comme dans le Mer Morte, tellement le taux en sel y est élevé. Notons que ces lagunes peuvent atteindre jusqu'à 25 mètres de profondeur.
Pour ponctuer cette journée haute en couleur, nous avons entrepris de parcourir la Valle de la Luna. Elle doit son nom à ses paysages lunaires. Jusqu'au coucher du soleil, nous avons arpenté monts, dunes, grottes et autres canyons. Les rochers sont composés principalement de sel (!) et, de par la grande amplitude thermique, émet des craquements peu rassurants bien qu’inoffensifs.
Le lendemain, c'est aux petites aurores qu'Emilie s'est levée pour se rendre aux geysers del Tatio, situés à quelques 4.300 mètres d'altitude. N'ayant reçu que des échos positifs de cette excursion, Emilie s'attendait à quelque chose de grandiose et c'est un peu déçue qu'elle est revenue de son expédition. Les geysers del Tatio, contrairement à ceux du Sud-Lipez, ne crachent pas de la boue, mais de l'eau. Toutefois, il ne faut pas s'attendre à des explosions d'eau telles qu'on peut en voir en Islande ; l'eau qui sort ne dépassant pas une petite Emilie, loin de là. Notons qu'elle avait fait un mauvais choix d'agence et s'est retrouvée dans un groupe de 26 personnes... ce qui est vraiment trop (sans compter les 500 autres qui grouillaient un peu partout). Mais soyons réalistes, voilà maintenant presque 2 mois qu'Emilie voit des paysages de l'Altiplano. N'étant pas novice dans le domaine, cette dernière a simplement besoin de changer d'air (quelle rabat-joie ... jamais contente) et donc nous avouons que les geysers del Tatio restent très impressionnants –surtout que la vapeur d'eau recouvre une grande partie du site, l'on se croirait presque dans un film d'horreur–, et méritent le détour. Au passage, vous pouvez profiter là-haut d'un petit bain dans une eau à 30°, alors qu'il en fait 3 à l'extérieur... ce fut difficile de se mettre en bikini, mais surtout de ressortir de l'eau !
Pendant ce temps, Stéphane faisait la grasse-mat' et ensuite se cultivait au musée local, le Museo Arqueológico Padre Gustavo Le Paige. Ce dernier est un prêtre belge qui a officié à San Pedro de Atacama de 1955 jusqu'à sa mort, en 1980. Au-delà de ses préoccupations religieuses, c'est son intense activité ethnographique et archéologique (recherches dans des sépultures préhispaniques) qui est à saluer. Gustave Le Paige est considéré comme le père (héhé jeu de mots) de l'archéologie chilienne malgré une méthodologie critiquable d'un point de vue scientifique. Le musée reprend une sélection de ces découvertes et l'exposition temporaire "Del Congo belga al desierto de Atacama el sacerdote y científico Gustavo Le Paige (1903 - 1980)" ... co-initiée par la délégation Wallonie-Bruxelles du Chili. La surprise est venue de la visite guidée puisqu'elle était menée par Gilles Rahier, licencié en Histoire de l'Université de Liège et agent éducatif au musée. Initialement sa présence à San Pedro devait durer 2 mois (pour travailler sur le héros local), il y vit désormais depuis 4 ans :)
Après ces découvertes, l'heure était au chemin du retour pour Antofagasta. Désirant varier notre manière d'arpenter les routes, nous avons pris une piste contournant le Salar d'Atacama et qui, selon notre carte, devait raccourcir notre parcours. Ce fut vrai d'un point de vue distance ... au contraire du temps. Et oui!, la piste se révéla fort caillouteuse ; les restes de pneus jonchant le bord de la voie ne nous rassurèrent guère. C'est à petite allure, mais en toute confiance, qu'Emilie pris le volant et se retint de nous envoyer dans le décor, pourtant joli mais inhospitalier. C'est dans des conditions frisant celles du Dakar que nous posions un dernier regard secoué sur ce désert. A ce propos, le rallye nous a suivi de quelques jours en réalisant un passage au Chili et traversant ce même paysage avant de rejoindre à nouveau l'Argentine.
On continue notre descente du Chili, en nous arrêtant à Chañaral. Une des nombreuses villes du nord du Chili qui a visiblement connu un passé relativement glorieux et riches de par l'activité minière mais qui est tombée en désuétude. Cet arrêt était motivé par le Parque Nacional Pan de Azúcar, célèbre pour ses nombreuses variétés de cactus. Malheureusement, on a été quelque peu déçu. Bien plus par la ville que par le parc. Nous nous y sommes attardés une seule journée pour ensuite prendre la direction de la cité balnéaire La Serena. Au bout d'un voyage de nuit, c'est à la lumière du lever du soleil que nous découvrons un décor fait d'eau, de collines et ... d'arbres ! Pour la première fois depuis plusieurs longues semaines, nous voyons de la verdure verdoyante. Quel bonheur ! D'autant plus que la bourgade est très jolie, faite de maisons coloniales et parsemée de petites églises (on en dénombre 29). Idéalement située, La Serena nous permettra de rayonner dans les environs et de faire la découverte des observatoires astronomiques (celui, touristique, de Mamalluca en l’occurrence), des parcs nationaux et la vallée del Elqui...
Finalement, nous nous sommes décidés à prendre un aller-retour pour l'Île de Pâques. Ça se fera du 14 au 17 janvier. Il faut savoir que le vol peut se faire uniquement depuis Santiago, bien que depuis peu la compagnie aérienne nationale LAN –qui possède le monopole de la destination– a ouvert en janvier une ligne depuis Lima.
Albums photos :
Antofagasta : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625741427418/
San Pedro de Atacama : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625616284705/
Chañaral : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625776414490/
La Serena : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625651066087/
San Pedro de Atacama : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625616284705/
Chañaral : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625776414490/
La Serena : http://www.flickr.com/photos/stemilietravel/sets/72157625651066087/

Ainsi vous avez un peu Dakarisé! Les cartes IGNbe sont aussi d'excellente qualité! Et ainsi le petit Jesus est dans la crèche ! Gustave serait-il le père d'Huges ? Je vous avais bien écrit que c'était un bel endroit pour faire la sérénade à Emilie. Et pour Paques c'est beaucoup trop tôt; faut d'abord retourner dans le désert pour jeûner. Big Biz Pat.
RépondreSupprimerWAOUW !
RépondreSupprimerQuelle bonne idée le 4X4. Fallait oser les pistes, mais ça a du vous donner une liberté inégalée !
Je comprends très bien ton besoin d'arbres et de vert !! J'avais oublié cette histoire, mais je me souviens que j'étais dans le même état et que Nad ne comprenait pas très bien... "du vert, je VEUX du VERT !!!"
N'hésitez pas à nous faire rêver encore. Les magnifiques et immenses parcs naturels sont devant vous ! Sans parlé de l'île de Noël (je m'y perd un peu dans vos nom de fêtes).
Dans le musée de San Pedro, il n'y a plus une des statues de l'île ?
Si vous n'y êtes pas encore allé, je vous conseille les VIVEMENT les cocktails de fruits frais dans la Vallée de Pisco Elqui, dans le dernier village tout en haut, dans le tournant, sur la gauche. Un REGAL ! Un pur moment de plaisir dont on se souvient plus de 5 ans après...
Sinon, les maisons de Neruda à Santiago et surtout à Valparaiso.
Gros Bisous sous le givre et un ciel bleu.
LÔ
Merci pour toutes les photos et notamment les dernieres bornes.
RépondreSupprimerBonne route ou plutot croisiere.
Big Biz Pat
Hello,
RépondreSupprimerJ'en reviens pas du temps que vous avez eu à Santiago ! Pour la chaleur passe encore, c'est l'été. Mais pour la clarté, c'est exceptionnel. Santiago est plus habitué au brouillard de pollution quasi permanent. Voir les Andes depuis Santiago, je ne pense pas que ça arrive 10 fois par an...
Sur ce moi, je retourne bosser :-( face à la pluie et à un ciel si gris qu'un canal c'est pendu.
BIZ'
lô
Emilie: as-tu reellement mange tous ces plats de la photo 1050469 ? Etonnant !
RépondreSupprimerMerci pour la photo du Cd Allende, mais c est quoi ce nom Gossens ?
Bon trip a Paques avant votre chaloupe.
Big Biz Pat
OK autant pour moi. C est évidemment le nom de sa femme GOOSSENS, d origine belge, evidemment.
RépondreSupprimerA+ Pat
Quel merveilleux voyage, et une excursion magnifique. Que de belles photos et de souvenirs.
RépondreSupprimerEt merci pour le point géodésique, sur l'ile de Paques: extraordinaire. Je vous ai vu bien rentrés sur le continent sur Spot. Big Biz. Pat
bande de chanceux chancards, je ne sas plus, l ile de pacques, je vos qu on ne se refuse rien et vous avez bien raison
RépondreSupprimerde notre petite oasis nous vous souhaitons une bonne annee 2011 mais surtout, profitez bien de vos prochaines semaines
candice