jeudi 20 janvier 2011

Ils m'entraînent au bout de Rapa Nui...

On a pris la grosse tête...
"Il est, au milieu du Grand Océan, dans une région où l'on ne passe jamais, une île mystérieuse et isolée; aucune autre terre ne gît en son voisinage et, à plus de huit cents lieues de toutes parts, des immensités vides et mouvantes l'environnent. Elle est plantée de hautes statues monstrueuses, œuvres d'on ne sait quelle race aujourd'hui dégénérée ou disparue, et son passé demeure une énigme. J'y ai abordé jadis, (...) il m'en est resté le souvenir d'un pays à moitié fantastique, d'une terre de rêve." Pierre Loti (L'île de Pâques - Journal d'un aspirant de La Flore)

Nous sommes de retour de notre escapade à l'Île de Pâques ! Après avoir longtemps hésité, on s'est décidé à nous offrir ce détour, véritable cerise sur le gâteau du voyage. Une cerise de plus. A ce rythme, au vu des spectaculaires paysages qui parsèment notre itinéraire, on n'est plus en présence d'un gâteau mais bien d'une tarte aux cerises...

Mais pas si vite, comme dirait le Colonel Blanchet -interprété par Robert Lamoureux- dans le film culte Mais où est donc passé la 7e Compagnie ?. Auparavant, on a déposé nos sac-à-dos dans la Valle de Elqui et surtout à Santiago de Chile, de loin, notre métropole sud-américaine préférée.

Nous avons terminé notre séjour à La Serena par une journée dans la Vallée de l'Elqui. Premier arrêt à Vicuña, ville natale de Gabriela Mistral, premier écrivain latino-américain à avoir reçu le Prix Nobel de Littérature. On en a donc profité pour y visiter le musée dédié à la poétesse. Notons que Vicuña n'était pas une découverte en soi puisque nous y avions regardé précédemment les étoiles (et la planète Jupiter) à partir de l'Observatorio Astronómico Cerro Mamalluca, situé sur cette même commune. Ensuite, nous avons continué notre ascension en rejoignant le petit village de Pisco Elqui perché à 1.280m. Celui-ci s'appelait auparavant La Unión et La Greda. Pourquoi avoir été rebaptisé ? Et bien pour justifier les racines nationales du pisco, disputées avec le Pérou (souvenez-vous, on s'est également arrêtés à la ville Pisco tout court) ! Il semblerait qu'à ce jeu, ce soit les Péruviens qui aient gagné la bataille juridique. Ayant une rigueur scientifique, nous décidâmes tout naturellement de visiter l'une des plus anciennes distilleries de pisco avec une dégustation de l'eau de vie locale au programme et en apothéose un pisco sour sous les glycines de la terrasse pour les plus valeureux et un jus de fruits pour les plus faibles. Malgré cela, nous n'avons pu nous prononcer sur l'origine réelle de l'alcool. D'autant plus qu'il était déjà l'heure de rentrer sur La Serena. Nous faisons donc confiance en la justice !

A peine arrivés à Santiago que nous tombions amoureux de cette ville. Gigantesque fourmilière, elle abrite un tiers de la population chilienne. C'est avant tout son passé historique, essentiellement connu d'Emilie (petit clin d’œil au fabuleux cours de Monsieur Gotovitch et à son cours d'histoire contemporaine à l'ULB), qui nous attirait. Pour ceux qui l'auraient oublié, le gouvernement socialiste chilien fut renversé en 1973 (le 11 septembre exactement) par l'armée et son général, Augusto Pinochet. Le président chilien, Salvador Allende, y trouva la mort (on parle d'un suicide). Ce coup d'état donna lieu à 17 longues années de dictature durant lesquelles de nombreuses personnes seront torturées, exilées, disparues ou assassinées. Cette rencontre avec l'Histoire nous a permis de nous rendre compte à quel point la cicatrice reste encore ouverte. Des groupuscules de gauche fleurissent à tous les coins de rue dans certains quartiers et continuent à clamer haut et fort ce passé douloureux. Nous avons pu de cette manière faire nos "petits" révolutionnaires en fréquentant régulièrement le Café Brazil, haut lieu de "résistance" chilienne, où les photos du Che, de Fidel Castro, de Gladys Marín et de Salvador Allende décorent les murs, accompagnées de nombreuses affiches du parti communiste et de mots laissés par les camarades ou autres passants. Nous y sommes notamment allés voir un concert. Les mouvements de gauche fleurissent de toute part, tout comme les centres culturels, les musées, les théâtres, etc. Santiago jouit d'une activité culturelle intense. Selon Stéphane, Santiago aurait des airs de Berlin, témoin lui aussi de grands épisodes historiques. Notons tout de même que tous les Chiliens ne sont pas de gauche, loin de là. C'est d'ailleurs un président de droite qui est actuellement au pouvoir, Sebastián Piñera. De plus, une grande part de la population semble souffrir d'amnésie et avoir oublié ces années de dictature. En est témoin le Musée historique national qui s'arrête subitement à l'année 1973, en mentionnant à peine le nom de Pinochet. Ne s'est-il donc rien passé dans ce pays depuis 37 ans ? Nous en doutons.

C'est donc curieux que nous sommes partis à la découverte de cette ville. Nous avons passé cinq agréables journées à arpenter différents quartiers, à nous arrêter ça et là dans des musées ou autres.
Le premier jour, nous sommes partis à la découverte du centre ville, et plus spécialement de la Plaza de Armas. Nous y avons visité le musée historique national qui, comme nous l'avons dit précédemment, nous a quelque peu déçus étant donné qu'il n'allait pas au-delà de l'année 1973. Mais pour ce qui est de la partie sur la conquête de l'Amérique, l'Indépendance du Chili et les XVIII et XIXe siècles, ce musée est assez bien fourni (notons tout de même une photo du zeppelin survolant New-York dont on n'a pas très bien compris ce qu'elle faisait là). Ensuite, nous sommes partis nous balader dans le quartier bourgeois-bohème et artistique de Santiago : Bellavista, quartier qu'avait notamment élu Pablo Neruda pour y installer l'une de ces résidences, La Chascona (nous y reviendrons). Nous sommes également passés dans le chic quartier de Lastarria et sommes montés sur le cerro Santa Lucía d'où nous avons pu jouir d'un premier petit panorama sur la ville.
Le deuxième jour, nous avons parcouru une bonne partie de l'Avenida Libertador Bernardo O'Higgins, qui traverse tout le centre ville. Le long de cette avenue, nous avons pu voir La Moneda, ou plus précisément le Palais Présidentiel qui fut le théâtre du coup d'état de 1973 mais que nous n'avons pas pu visiter ; l'Université du Chili et l'Université catholique du Chili (qui est, ma foi, bien jolie) ; le quartier París-Londres qui a tout d'un décor de cinéma ; l'énorme centre culturel Gabriela Mistral où a lieu notamment le Festival de théâtre "Santiago a mil". Après avoir déjeuné à Bellavista, nous avons visité La Chascona, maison du poète Pablo Neruda, construite pour y vivre en toute tranquillité ses amours clandestins avec Mathilde, qui devint par après sa troisième et dernière épouse (notons que La Chascona signifie "L'ébouriffée" et fait référence à Mathilde). Cette résidence paisible, jolie comme tout, nichée au milieu d'arbres, au pied du cerro San Cristóbal, et rappelant très souvent la structure d'un bateau, est décorée de centaines d'objets dénichés par Neruda tout au long de sa vie. Ce dernier ne se décrivait pas comme un collectionneur, simplement comme un amoureux des objets. Parmi ceux-ci, nous avons découvert un vieux bock estampillé Jupiler et notre veine patriotique (ou alcoolique) est soudainement réapparue. Malheureusement, nous n'avons pu immortaliser cette apparition, les photos à l'intérieur de la maison étant interdites. Cette visite, quoiqu'un peu courte, fut faite en français. Premier contact avec la vie du poète pour Stéphane ; confirmation pour Emilie dont le livre de chevet est actuellement les mémoires de Neruda, J'avoue que j'ai vécu. Nous sommes ensuite montés en funiculaire en haut du cerro San Cristóbal où nous avons pu bénéficier d'une vue imprenable sur la ville et les Andes environnantes. Les autres jours, nous avons encore beaucoup marché et avons visité notamment le centre culturel de la Moneda (non transcendant), la Bibliothèque Nationale et les quartiers Providencia et Brasil.

Dans la catégorie anecdote, nous pouvons ajouter qu'on a été témoins d'un vol à la tire. Témoins privilégiés puisqu'on était les victimes ! On va vous narrer cet évènement qui aurait mérité la Une des quotidiens chiliens. Après s'être sustentés au Mercado Central de Santiago, flânant, tels Le Paysan de Paris, près du Rio Mapocho, nos pensées s'abandonnèrent à la lumière moderne de l'insolite. S'adonnant à une pause au devant d'un marché populaire afin de nous ré-hydrater et de nous badigeonner de protection solaire, soudain le drame survint ! Un malfrat sectionna d'un geste agile le cordon de la pochette de l'appareil photo que Stéphane portait en bandoulière. Subissant la loi de l'attraction universelle, le dit objet se dirigea vers le sol avant de s'envoler vers le brigand. Mais c'était sans compter la dextérité de la proie, un mot ("Oh nondidjou !"), un cri strident féminin ("hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii") et un geste salvateur lui permit de rattraper le bibelot de toutes les convoitises. Entrant ainsi dans la légende sous le sobriquet de "l'Homme aux longs bras". Alors que la foule consommatrice se leva tel un seul homme, dans une standing ovation que n'aurait pas renié Dante Brogno, on ne put longtemps profité de ce moment de gloire, puisque l'appareil photo restait suspendu dans l'air, tiraillé entre son heureux co-propriétaire et le malandrin. S'en suit une course poursuite de deux mètres cinquante (au moins) dans l'espoir de rendre la pareille au forban mais elle se termina par un lâcher prise et par une fuite de ce dernier. "L'Homme aux longs bras" put entrer dans l'histoire sous le pseudonyme de "l'Homme aux longues jambes". Le fait-divers se termina par un happy-end. Près à défendre la veuve, l'orphelin et l'appareil photographique, nous pûmes reprendre en toute sérénité le cours de nos aventures.
Certains témoins vous diront qu'on était en présence d'un petit filou d'une douzaine d'années qui manifestement se servit de nous pour faire ses armes à l'école des apprentis pickpockets. Tout ce qu'il ne faut pas entendre pour minimiser l'adversité à laquelle nous avons été confrontés...

Nous y sommes ! Voici le paragraphe, que disons-nous, ZE paragraphe. Île de Pâques, nous voilà. Easter Island, here we are. Isla de Pascua, estamos aquí. Rapa Nui ... heu ... là, en pascuan, par contre on cale.
Complètement perdue au milieu de l'océan Pacifique, à 3.800 kilomètres des côtes du Chili et à 4.000 à l'est de Tahiti, l'Île de Pâques s'offrit à nous après 5 heures de vol, prête à nous révéler ses multiples mystères. La première chose qui nous frappa ce fut l'avancée qu'a eu le peuple polynésien. En effet, ce sont les premiers habitants de l'île. Entre l'an 400 et 800 (grande fourchette), à bord de grands canoës à double coque, ils seraient venus des îles Marquises maîtrisant la navigation et le positionnement à l'aide des étoiles. Ils auraient donc parcouru plus de 3.200 km, faisant fi de l'absence de toute terre. Quel exploit lorsqu'on pense à la traversée de l'Atlantique par Christophe Colomb en 1492 ... soit 600 à 800 après ! De grands navigateurs...
Lorsque l'amiral hollandais Jakob Roggeveen découvrit l'île le dimanche de Pâques de 1772, les célèbres monolithes étaient tous renversés, sans doute lié à des guerres intestines. Des Moaïs ont été redressés, au fur et à mesure, à des fin de reconstitution. On en dénombre pas moins de 900 dont près de 400 se trouvent dans la carrière du cratère Rano Raraku. Certains sont terminés et dressés au pied de la pente et d'autres non terminés, de l’ébauche à la finition (dont un de 21m de long !). Généralement dressés en bord de mer, regardant les terres, ils étaient sensés protégés les villages et seraient liés au culte des ancêtres. Beaucoup de supputations, peu de certitudes, c'est pour cela que ce territoire et ces statues nous fascinent tant. Lors de la découverte de l'Île par les Européens, le culte des Moaïs avait été supplanté par celui du fameux homme-oiseau. L'opération de colonisation et d'action "civilisatrice" entraîna la disparition des dépositaires du savoir, la tradition orale s'étiola, la mémoire de l'île a été rapidement anéantie emportant avec elle tous ses secrets. Relevons qu'en 1863, les Péruviens débarquèrent pour réduire en esclavage la plus grande partie de la population et l'emmener dans les mines de guano au Pérou. Lorsque le Pérou décida à libérer les Pascuans, plus de 80% d'entre eux étaient déjà morts. Pendant le voyage de retour, la variole décima les passagers et les quinze (!) ultimes voyageurs les transmirent aux derniers habitants de l'île. Au regard de ce tragique évènement, on comprend un peu mieux comment une culture, une tradition et un savoir peuvent être anéantis.

Saviez-vous que la piste d'atterrissage de Hanga Roa, l'unique ville de cette poussière de terre au milieu de l'océan, est l'une des plus longues du monde ? Elle fut payée par les Américains et elle peut servir de piste de secours pour la navette spatiale. Nous sommes en mesure de confirmer sa longue distance puisque durant notre dernier jour, nous avons remonté à pied la route longeant la piste et reliant deux sites archéologiques. Ce fut looooong, d'autant plus sous le cagnard !

Terminons par une parenthèse dédiée à nos lecteurs géographes. Il y a une théorie qui envisage que les rares Moaïs situés à l'intérieur des terres étaient utilisés pour délimiter les territoires de tribus. Mais ce qu'il faut surtout souligner c'est que l'île révèle un trait polynésien fondamental, le droit de propriété. Les terres étaient bornées par des reliefs naturels et, là où ils manquaient, par des Pipi Hereko (ou Pipi Horeko), petits cairns constitués de pierres ! Après ces révélations, nous partîmes, au petit bonheur la chance, à la recherche d'un point géodésique. Après avoir consulté l'armée chilienne présente sur le territoire, c'est l'armada du Chili qui mit fin à nos recherches chaotiques en nous présentant la borne située devant leur quartier général.
Nous profitons de ce paragraphe, pour porter -si nécessaire- à votre connaissance la notion du Point Némo. C'est le nom donné au pôle maritime d'inaccessibilité, c'est-à-dire du point de l'océan le plus éloigné de toute terre émergée. La terre Motu Nui (qui signifie Grande Île), situé à 2km au sud de l'Île de Pâques -incluse dans l'archipel de l'Île de Pâques-, fait partie des terres émergées les plus proches de ce point.

En conclusion, on a été décoiffé par cette halte au milieu du Pacifique. Et ceci ne fut pas uniquement dû aux forts vents. On a découvert un des sites les plus connus au monde, on a touché (avec les yeux !) aux statues devenues un cliché universel, on a traîné les pieds sur l'endroit le plus éloigné de toute terre habitée. Pâques est l'un de ces rares lieux dont la réputation est inversement proportionnelle à ce qu'on sait d'eux. Pour cette ensemble de raisons, nous repartons vers le continent la tête perdue dans nos pensées. Au contraire de Saint-Thomas, nous ne parvenons pas à croire ce qu'on a vu.

C'est de Santiago qu'on termine ce message. Il est temps pour nous de reprendre la route. Les jours passent très vite. Il nous reste un peu plus de 6 semaines avant de rallier Buenos Aires, et par conséquent Bruxelles. Avant de descendre, toujours plus au Sud, nous nous arrêterons à Valparaíso pour deux jours. En quelque sorte, la plage de Santiago. Par ailleurs, nous avons profité de notre passage dans la capitale chilienne pour enfin régler les détails pour monter à bord du ferry qui nous conduira de Puerto Montt à Puerto Natales, dans le sud du sud du Chili. Date d'embarquement : le vendredi 04 février ! Ultimes étapes avant de retrouver l'Argentine et d'atteindre la Terre de Feu.


Les titres auxquels vous avez échappés :
  Hissez haut Santiago !
  Voyage au bout de Rapa Nui.
  Voyage, Voyage, Plus loin que Rapa Nui et le jour.

Liens :
  Émission 2000 ans d'Histoire, France Inter, sur l'Île de Pâques, écoutable en streaming : http://www.2000ans.com/2010/07/09/lile-de-paques-redif/
  Extraits "Pas si vite" du film Mais où est passée la 7e Compagnie? : http://www.youtube.com/watch?v=JZLuRDQtWMs

Albums photos :

7 commentaires:

  1. Très bien la plaque de l'Ingénieur constructeur.
    Que de commentaires, les plus variés. Laissez pinochet dans son trou. Mais n'oubliez pas que sa copine margaret vit jours tranquilles. Mais que d'émotion pour l'Homme aux bras longs et jambes longues. Enfin, pour les Moaïs c'est parfaitement cela. Et encore merci à tous pour LE point géodésique de l'île de Paques, le clou de votre reportage. Bonne croisière Big Biz Pat.

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  2. Il doit y avoir une borne au bord du cratère de ce volcan. Enfin, je pense bien, car il y a de la fumée. Et il n y pas de borne sans feu. C est a n y rien comprendre. Très belles photos. Pas crocodiles dans le lac ? Big Biz pat.

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  3. De l'Ober Bayern maintenant ! ! ? ? Curieux, mais si l'on se souvient . . . . . d'où viennent ces gens! Devait y avoir un point géodésique sur les tours ! Big Biz Pat

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  4. Y a plus que moi qui livre des commentaires à tous. Faudrait penser à rentrer. Les photos journalières toujours aussi variées et spirituelles (pingouin), lieux de vie ; il y l'air de faire plus froid; c'est le Sud ! Comme le Nord des chti's.Ici à Bxl seconde vague de grand froid, mais sans neige (heureusement). Big Biz Pat.

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  5. L'homme aux longs bras et aux longues jambes aurait encore plus de succès en Inde (vu la taille des indiens!!)
    N'hésitez pas à nous rejoindre si vous avez encore un peu de temps.
    Bises les Belges (et allez faire un tour sur les popotes, on voit vos petites têtes sur la vidéo de la cuisine péruvienne)
    Les popotes

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  6. Emilie et Stéphane1 février 2011 à 15:49

    Pat > C'est dans l'adversité qu'on reconnait ses fidèles ;)
    Question bornes, nos yeux restent à l'affût mais malheureusement ce sont des objets qui se font rares et nous n'avons pas tenté l'ascension du volcan pour y vérifier son existence...
    Le Sud du Chili a connu une forte migration allemande au XIXe siècle, ça se ressent très fort.

    Les popotes > Justement nous avons découvert les recettes et la vidéo hier soir. Ce qui nous a valu quelques fous rires. Cependant, nous ne cautionnons pas ces images et nous tenons à dire qu'on a été abusés durant cette culinaire :D

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  7. Hello,

    Un seul commentaire à faire : On en veut ENCORE !!!
    BIZES

    Lô

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