dimanche 5 décembre 2010

Costa Ricard, Pura Vida !

Tintin et Milou ?
C'en est fini de la parenthèse de deux semaines de vacances dans ce long voyage. Le périple dans le nord ouest du Costa Rica était atypique de par son contenu. Mais avant toute chose, ce fut une succession de rendez-vous manqués...
A la phrase "les filles, les plages, les filles, le soleil et les filles", il faut ajouter la nature luxuriante -ainsi que les animaux/insectes qui vont avec- et malheureusement retirer le soleil mais garder les UVs. La dernière semaine du mois de novembre est la fin de la saison des pluies, même si c'est la fin, la pluie est présente. Première semaine sous la pluie, seconde semaine à la plage sous les nuages. Pas de soleil, premier rendez-vous raté. Cependant, je m'en réjouis car l'astre semble être l'ennemi numéro 1 sur la côte Pacifique, surtout lorsqu'il est à son zénith. Malgré les nuages, ça tape, il fait chaud et je ne suis pas si malheureux d'avoir eu ce temps mitigé.

La devise du pays est Pura Vida. C'est écrit partout et ça se dit tout le temps. Il suffit de la prononcer en clôture d'une conversation anodine avec un local pour que celui-ci nous remercie chaleureusement. A essayer, ça vaut vraiment l'expérience. Et ensuite, faites de même en Belgique avec l'"Union fait la force", et comparez ;)

Mais commençons par nos sept premiers jours. Arrivée le samedi à San José, lieu de rencontre avec Nico. Il est bien là en chair et en os ... au contraire de sa valise restée en transit à Miami ! Second rendez-vous manqué. Fort heureusement, d'autant plus qu'on devait quitter la capitale dès le dimanche, il l'a retrouva le lendemain matin. Parlons-en de cette valise dite "B&B", initiales de Beach and Business. Nico était déjà venu au Costa Rica, au mois de février, par temps chaud et sec. Par réflexe et précipitation, sa valise était composée de tongues, shorts, t-shirts pour la partie Beach et costumes, chemises pour la partie Business (il revenait d'une semaine de boulot à Chicago). Le hic, on était au mois de novembre sous la pluie et la randonnée faisait partie du programme. Il a fallu rectifier le tir assez rapidement, dans le premier shopping center du coin...

De San José, nous avons remonté la cordillère de feu, plus précisément la cordillère volcanique centrale. Au menu, les volcans d'Arenal, de Tenorio et de Miravalles. Notons que pour nous, l'image qu'on en gardera sera toujours la même, une colline avec de gros nuages de pluie dès la base. Troisième rendez-vous manqués ;)
Cela ne nous a pas empêché de nous activer. Du canopy (parc aventure) à Monteverde comprenant des câbles de près de 1 km et jusqu'à 180 mètres de hauteur, sans oublier un saut de tarzan de 35 mètres. De la randonnée, ici on dit hiking, dans des forêts primaires et secondaires (dont une de nuit), les ponts suspendus du parc Tenorio à Bijagua, une balade en barque sur le Rio Caño Negro dans le canton de Los Chiles (on y a croisé beaucoup de caïmans).
Par ailleurs, la culture de l'ananas -tout comme le café- est omniprésente dans la région. Saviez-vous que l'ananas pousse à même le sol, telle une plante ? On a terminé cette première semaine en atteignant la côte Pacifique, plus précisément à Playa Grande et la réserve naturelle maritime de Las Baulas. On s'y est attardé deux nuits, et pour cause, cette plage est, de septembre à mars, un haut lieu de ponte des tortues luth. En 2007, on pouvait suivre sur Internet la migration de ces grands animaux du Costa Rica aux Îles Galápagos. On a patienté deux nuits dans un petit local avec l'espoir d'admirer ces tortues géantes. Malheureusement, elles ne sont pas venues ces soirs-là. On est passé à côté d'un moment très certainement extraordinaire. Notre devise est devenue depuis ce jour, "No Cerveza No Tortuga, Puta Vida" (je vais m'abstenir de traduire cette phrase). Quatrième rendez-vous manqués.
Afin de relier ces différents villages, nous avons loué un 4x4. Ce ne fut pas du luxe car les routes macadamisées sont parsemées de nids d'autruche et entrecoupées de pistes, voire de hors pistes ! A moins que ce soit l'inverse, des pistes entrecoupées de routes. C'est bien simple, l'unité de distance en vigueur dans le pays est l'heure et non le kilomètre !

La seconde semaine a été l'occasion de retrouver des amis qui ont émigré à Malpais, au bout de la péninsule de Nicoya : Candice et Nicolas. La moindre des choses qu'on peut dire, c'est qu'on a été chouchouté ! Ils se sont occupés de nous de A à Z, avec comme conséquence que le temps s'est écoulé trop vite :( Grâce à eux, j'ai pu faire de nouvelles découvertes sportives : surf (debout sur la planche, si si), snorkeling (plongée libre) autour de l'Isla Tortuga ... et dormir dans la même pièce qu'un rottweiller ! Balou, puisqu'il s'appelle ainsi, porte bien son nom, c'est un véritable nounours, une vraie crème.
Si vous vous arrêtez à Malpais, n'hésitez pas à loger à l'hôtel The Place, vous y serez accueillis par Candice et vous pourrez vous sustenter auprès de Nicolas, le belgian twist du restaurant (je suis déjà mélancolique du steak sauce moutarde accompagné de sa purée) . J'en profite pour les remercier une nouvelle fois !

Je vous avais évoqué la problématique des adresses au Panamá, et donc de faire en sorte que le taxi vous dépose à l'endroit souhaité. Le Costa Rica nous offre un exemple de premier choix avec la localisation de l'hôtel La Amistad à Fortuna, je cite : "50mts oeste de la iglesia Católica". Pas de nom de rue, encore moins un numéro, ça fonctionne juste par repère. C'est ce qu'il faut indiquer sur le courrier qu'on désire leur envoyer !

Hier, j'ai pris l'avion pour le Pérou, en repassant par le Panamá. L'arrivée sur Lima était quelque peu particulière. A l'approche de l'aéroport Jorge Chávez situé à Callao, du sable partout et une fine pellicule sur tout (une légère tempête de sable ?), pour peu on se serait cru dans un émirat.
Lima a une très mauvaise réputation d'un point de vue sécuritaire. Il suffit de lire les journaux nationaux ou de regarder les infos. Mon lieu de retranchement est le district de Miraflores. Et bien ... c'est un quartier très agréable ! J'ai pu y trouver des côtés de Paris (bal musette en plein air, artistes, etc.). Il y fait bon vivre. Ca semble un coin à part, en dehors de la réalité de Lima que j'ai entraperçu en allant au terminal de bus acheter mon billet pour Pisco. A ce propos, demain, cap sur Pisco (célèbre pour son eau de vie) afin de me rapprocher de mon objectif qui est de cueillir une jolie petite fleure à Nasca... :) Ce sera pour mercredi !

Note : A mon tour de profiter du blog pour saluer la naissance mon neveu. On a appris la nouvelle par téléphone sur le parking du Burger King de San Ramón. Si ça, ce n'est pas de l'anecdote !
Il a été longtemps question de l'orthographe du prénom Mathis. Avec un peu de retard, les péruviens soumettent leur proposition.

Stéphane

5 commentaires:

  1. Merci pour ces nombreux commentaires très détaillés. L'on comprend mieux certaines photos et le temps atmosphérique. Donc vos retrouvailles sont imminentes ! Ici St Nico ne nous pas encore apporté un gouvernement, les paris restent ouverts. Le temps passe toujours trop vite lorsque l'on fait des choses agréables et même un travail absorbant. Mathis, sa Mama et le Signor Papa se portent très bien dans leur maison en dur. Nous avons eu beaucoup de neige pour la saison (30 cm à Ciney ou NadeLô ont été un peu retenus. Big Biz

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  2. Belles photos; dommage pas de photos dans la mine, mais là c'est avant de descendre et vous avez encore bonne mine (ah, ah, ah elle est facile, je sais). J'imagine que nous n'aurons pas de photos avant quelques temps, le temps de vos retrouvailles, vous avez tant de choses à vous dire . . . Big Biz. Pat.

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  3. Magnifique, splendide. Mais que de photos en une fois ! Une heure pour voir le diaporama ! Faudrait laisser l'intimité à ces tortues ! Et pour la descente en vélo, c'est autre chose que le col de Fontfroide ! Très belles mises en scène sur le lac salé, et pour le bain de soufre: rien de tel pour la peau (j'en ai fait l'expérience en Islande). Et je vous l'avais dit Nacza est un grand lieu pour les géomètres, d'ailleurs il en avait un sur place et merci pour les repères. Alors bravo. A bientôt. Big Biz. Pat

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  4. A défaut de nids de tortue, nous avons vu des nids d'autruche. Hum, bon, ok ! :)

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  5. ici on appelle ca des nids de dinosaures mais bon a chacun ses references

    stef te remarques me font rougir , sache que nous attendons votre retour avec impatience munis d un steak moutarde, d une liste de noms de film , d un baloo et d un minou toujours heureux d avoir de la visite

    bonne continuation et hasta luego

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